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Les perles d'eau douce
Une longue histoire chinoise
La Chine, avec l'étendue de ses côtes et un grand nombre de rivières, est un grand producteur de perles mais surtout de perles d'eau douce.
On cite des cadeaux de ce type de perles dans le livre du roi Shu, en 2350 av. JC.
La province de Che-Kiang a été longtemps réputée pour ses grandes perles.
Premiers produits perliers
Histoire de la formation des perles
Depuis l'Antiquité, le goût pour les perles a incité les hommes à essayer de découvrir l'origine de ces gemmes et à intervenir dans leur formation. Par ailleurs, depuis des temps reculés, les Chinois ont trouvé des techniques qui leur permettaient d'obtenir à leur gré des produits perliers sous forme de figurines nacrées. Beaucoup plus tard, aux XVIIIe et XIXe siècles, des chercheurs européens ont tenté de reproduire des expériences semblables.
Or, tant les procédés orientaux qu'occidentaux ont été pratiqués d'abord (et pendant longtemps) dans des espèces de mollusques d'eau douce, sans avoir pour base des connaissances scientifiques. Une autre caractéristique commune était la mauvaise qualité des produits des premières expériences de perliculture, ce qui les rendait difficilement comparables aux perles naturelles, dites aussi perles fines, recueillies au fond de la mer.
Aux prémisses de la perliculture
Culture moderne des perles
Cependant, ces imparfaites et empiriques expériences ont été un des principaux antécédents de la perliculture contemporaine. Les résultats de ces premiers essais de culture de perles ont aussi permis des progrès considérables dans la formulation des théories scientifiques qui ont décelé le processus de la formation des perles et ont permis, par la suite, la production contrôlée de perles fines cultivées dans différentes espèces.
Les tentatives pour produire des perles dans les mollusques d'eau douce datent du XIIIe siècle. Ces perles étaient produites par un procédé semblable à celui mis en pratique par les anciens chinois pour obtenir des figurines recouvertes de nacre dans les mollusques d'eau douce. Les Chinois attribuent la découverte de la production des perles dans les mollusques d'eau douce à un natif de Hou-Tcheou-Fou nommé Ye-Jing-Yang.
Hou-Tcheou-Fou
Manufacture de perles
Cette industrie était un monopole limité à un certain nombre de villages et de familles. Cette pratique a aussi été connue en Chine méridionale, en particulier aux alentours de Canton. Il existait dans le village de Hou-Tcheou-Fou une manufacture de ces perles. Aux alentours de cette ville se trouvaient de nombreux lacs et étangs dont la profondeur de 1 à 2m et dans lesquels, au moment de la saison sèche, on amenait de l'eau grâce aux canaux qui sillonnaient le pays. Dans ces lacs vivait une mulette qui atteignait une grande taille.
Ces animaux (mulettes d'eau douce) étaient recueillis en avril et en mai et ouverts d'une manière très adroite par les enfants qui les maintenaient entrouverts à l'aide d'un petit morceau de bambou. C'est alors que les Chinois introduisaient entre la face interne de la coquille et le manteau des corps étrangers de nature variée (des chapelets de 5 ou 6 sphères de nacre, des grains de plomb, des grains de sable ou des figurines de Bouddha).
Environ 10 mois plus tard, les Chinois pêchaient les mollusques ainsi parqués. Les objets qui avaient été introduits dans le corps des mollusques étaient recouverts d'une pellicule nacrée très mince qui donnait, en particulier aux sphérules de nacre, un aspect extérieur qui rappelait beaucoup celui d'une perle. Si on laissait les mollusques plus longtemps dans l'eau, les perles obtenues étaient plus belles et mieux recouvertes. Le temps maximum qu'elles pouvaient y rester sans être pêchées était de 3 ans. Plusieurs millions de ces mulettes étaient vendues chaque année à Hou-Tcheou-Fou (province de Kiang-Sou), telles qu'elles étaient pêchées dans les étangs, ou bien travaillées à l'aide d'une fine scie en découpant la coquille le plus près possible de la perle ou de la figurine de nacre que l'on voulait isoler. Ces formations nacrées étaient les plus connues parmi les Chinois, mais elles n'étaient pas les seules qui existaient chez eux. Il semble qu'ils aient développé le même procédé sur des méléagrines.
Perliculture d'eau douce de nos jours
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